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DOMINIQUE
DEGA
est tombe depuis sa plus tendre
enfance dans le monde de la magie. Né dans
les Ardennes, tout près de
la frontière belge, il s'est initié à ses premiers tours de
passe-passe dès l'âge de six ans auprès d'un grand-père passionné.
Le virus ne l’a jamais quitté.
Quand il partait en camping avec ses parents du côté de Royan, il
donnait ses premiers spectacles devant les autres estivants.
"J'achetais tout ce qui touchait à la magie, raconte-t-il. Des
livres, des boîtes... "
Mais c'est quand il débarque à Paris, à l'adolescence, que sa passion
va prendre une tout autre tournure. Il rencontre par hasard Jean Nohain,
le célèbre animateur de télévision, qui lui permet de faire quelques
apparitions sur le petit écran. Par son biais, il fait aussi
connaissance avec Dominique Webb, l'illusionniste le plus réputé de sa
génération. "J'ai pris mes premiers cours dans son école de
magie, rue de Dunkerque, près de la gare du Nord, J'y allais à l'insu
de mes parents qui me destinaient à un autre métier ".
Dominique
Dega restera fidèle à Dominique Webb puisque en 25 ans de carrière,
il a très souvent travaillé à ses côtés, notamment au CASTel
Del Misteri, un cabaret espagnol installé dans un château qui appartient
à Webb. Mais Dominique Dega, qui deviendra Domino sur les planches, a
su aussi tracer sa route seul. L'homme a fait le tour du monde, se
produisant aussi bien en Angleterre, Grèce, Afrique que dans les
Antilles. Pendant cinq ans, il se produira sur des bateaux
de croisière. Il a côtoyé Christophe, Pierre Vassiliu, Roger Pierre
et Jean-Marc Thibaut, il est devenu ami avec Jane Manson et Fabienne
Thibeault. Il a également fait des scènes de doublage dans le film
"Taxi Boy", qui parlait des tricheries de carte, où Richard
Berry et Claude Brasseur se partageaient l'affiche.
UN
MANIPULATEUR
Bref,
Dominique Dega est devenu un artiste connu et reconnu dans le milieu. Il
a remporté plusieurs prix mondiaux dans sa discipline d'excellence, la manipulation. « Dans la magie, il faut
différencier l'illusion, où il y a toujours un trucage, et la manipulation qui s'effectue avec
les mains, sans le moindre artifice. Explique-t-il. Personnellement, je
travaille beaucoup avec les cartes et avec des colombes que je fais apparaître
avec des foulards ». Il a pour seul partenaire sur
scène un guéridon électronique qui accomplit plein de choses seul et
qui rajoute à la féerie.
En
parallèle, et depuis 22 ans, il participe chaque année au festival
international de Châteauroux, patronné par Jeunesse et Sports, où
près de 20 professeurs de diverses disciplines artistiques encadrent
cinq cents élèves. « C'est ce qui m'a décidé à créer une
école de magicien », souligne-t-il. Installé à Brive depuis
peu, où il a rejoint ses parents dans leur maison de Bouquet et une
partie de sa famille disséminée sur le département, il s'est lancé
dans le projet « Les magiciens de Corrèze ».
Il
a pris ses premiers contacts sur la ville gaillarde, mais n'a pas
réussi à aboutir. « Ici, ça parait très compliqué alors que
je n'ai besoin que d'une salle », dit-il. Alors, il s'est tourné
vers Tulle, où son école devrait voir le jour dans les prochaines
semaines. Les cours seront dispensés dans les locaux de l'association
BAZ'ART. « Je prendrai un maximum de dix élèves par
séance. Ils seront répartis en plusieurs niveaux. Les cours auront
lieu le mercredi et le samedi. On peut apprendre à tous les âges, mais
je ne conseille pas les parents d'amener leurs enfants avant l'âge de 8
ou 9 ans.
Les
élèves magiciens recevront, au fil de leur progression, des baguettes
magiques, comme on distribue les ceintures au judo. « Une fois
celle en or obtenue, ils auront la possibilité de passer le concours de
l'AFAP (Association Française des Artistes Prestidigitateurs),
indique-t-il. Ce concours est une marque de reconnaissance de la
profession. Il permet d'avoir accès aux congrès de magie dans le monde
entier et l'AFAP aide également les artistes sur le plan juridique en
cas de litige sur un contrat ».
P.
R. du Journal de BRIVE
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